Je suis tombé sur un billet au sujet un peu léger - quoique - chez Pascal puisqu'il y ait question des toilettes. L'idée étant de savoir au final si téléphoner à quelqu'un assis sur le trône (que ce soit l'appelant ou l'appelé qui siège, voire les deux) est horrible, abdominale... ou pas.
Mon avis sur la question est que quand je vais aux toilettes, je n'y vais jamais sans ne rien y faire. D'abord parce que c'est un lieu qui appelle à l'intimité, ne serait-ce que par la taille de la pièce (a-t-on déjà vu couramment des toilettes de 20 m² ?), et c'est aussi un endroit où je prends plaisir à me rendre. Le genre de pièce où on rentre avec un grosse perle de sueur au front si on tarde et d'où on ressort le plus souvent avec un sourire au coin des lèvres. Aussi, quand je vais aux toilettes, j'en profite souvent pour penser à pleins de trucs (de l'anodine question de savoir ce que je vais faire demain à la résolution de problématiques plus complexes, autour du boulot en particulier), me plonger dans un bouquin, voire recentrer et préparer ma prochaine activité quand je suis au boulot.
Et il m'arrive aussi d'y téléphoner. Bien entendu, j'essaie autant que faire ce peut de ne pas produire de bruits qui pourraient parasiter la conversation. Mais je trouve que le lieu appelle à l'intimité et que c'est, pour certains interlocuteurs, un lieu que je leur préfère à un lieu public, type supermarché, transport en commun et où je suis certain de leur accorder une attention nettement plus élevée que si j'étais en train de préparer le repas ou de conduire.
Enfin, je crois aussi que c'est parce que ça fait bien longtemps que je tordu le coup à ce qu'on me disait quand j'étais petit : "c'est sale". Bref, les toilettes, c'est pour moi un lieu de vie, et surement le plus essentiel dans mon environnement.
Et si finalement, les toilettes n'était que le reflet de notre propre pudeur ?
