Voici une nouvelle lueur d'espoir qui vient de paraitre pour ce qui concerne le SIDA et plus particulièrement le traitement médical pour contrer le VIH. Jusqu'alors les molécules qui ont été élaborées repose sur un mécanisme d'inhibition de la réplication du virus. En clair, réduire au maximum sa capacité à se multiplier et donc s'attaquer de façon moins massive au système immunitaire. Ces molécules n'empêchent toutefois pas les virus de s'introduire dans les lymphocytes et faire les ravages qu'on connait sur l'organisme.

De récentes recherches effectuées conjointement par le CEA, le CNRS, l'Institut Pasteur, l'Université Joseph Fourier et l'Université Paris-Sud 11 ont permis de découvrir un nouveau levier pour lutter contre la propagation du VIH dans l'organisme en inhibant sa capacité à s'introduire dans les lymphocytes. En clair, réduire, voire éviter que le virus ne puisse s'installer dans l'hôte ciblé et lorsqu'il est installé stopper sa prolifération au sein de l'organisme. En gardant de vue que le VIH a une espérance de vie de 5 à 6 heures lorsqu'il est en libre circulation dans le circuit sanguin et qu'un lymphocyte infecté a une durée de vie d'au plus 3 jours, cette nouvelle molécule (CD4-HS) ouvre de très grands espoirs : le virus est détectable et ciblé par le système immunitaire lorsqu'il est en libre circulation dans le réseau sanguin (ce qui n'est plus le cas lorsqu'il est à l'abri dans les lymphocytes). Une alliance entre cette molécule et le système de défense immunitaire naturel pourrait permettre de très bon résultats pour réduire la charge virale, et pourquoi pas la faire totalement disparaitre.

Si la phase de test in vitro est un succès, il faut désormais passer à la phase de tests in vivo afin de valider son fonctionnement au sein de matériel vivant, qualifier son efficacité et étudier les effets secondaires éventuels qui pourraient être beaucoup moins forts que les molécules anti-rétrovirus actuelle.