Ce sont pas moins de 11.000 prénoms qui devraient être confiés à nos chères têtes blondes, si on en croit la proposition de notre cher Directeur Général de la République lors du du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Des prénoms ? Oui, mais pas n'importe lesquels. Il s'agit d'enfants victimes de la Shoah. Et c'est là que j'ai du mal à comprendre l'idée et plus encore la finalité du truc.
Bien entendu, il ne faut pas oublier la Shoah. Pour autant, est-ce que donner à connaitre (et savoir) le patronyme d'un enfant juif mort a une valeur éducative et pédagogique ? J'en doute ! Il me semble que le plus important est d'expliquer pour comprendre (afin de ne pas reproduire) et ne pas oublier les horreurs de la folie humaine.
C'est aussi ne pas oublier que cette proposition pourrait à nouveau être un une farce pour diriger les médias sur un sujet très polémique, histoire de faire oublier les revendications des taxis ou encore des médias publics en grève hier.
N'en reste pas moins que je ne comprends pas pourquoi le Directeur Général perd son temps avec ces sujets à caractère non prioritaire plutôt que de se focaliser sur les urgences du Pays. A moins que ce soit de battre le record d'impopularité d'un président français en exercice.
Évolution de la République ou conservatisme religieux ? On vous écoute ici : 