Le Directeur Général de la France est reparti de plus belle. Nouvel eldorado : le droit de grève qu'il souhaite, avec son gouvernement, contraindre encore un peu plus, en particulier avec le service minimum dans les services publics. Dans l'absolu pourquoi pas. Le but est d'occasionner le moins de gène aux usagers. Pour autant, les moyens employés pour y parvenir me semblent particulièrement incohérents. Sauf à en faire exprès.
D'un côté on a les employés du secteur public qui ont des revendications à faire entendre auprès de leurs employeurs. Pour cela, application du droit de grève avec débrayage et pour conséquence une gène massive des usagers, un peu moins celle des employeurs, sinon à devoir endosser le rôle du vilain petit canard (encore que les usagers s'en prennent plus facilement aux agents qu'à leurs directions).
Pourtant, des solutions existent, comme par exemple, pour les agents des services de transports, permettre la gratuité des transports (comme le fond les péagistes) ou en ne vérifiant pas les titres de transport à bord des trains. Pour la poste, procéder à l'acheminement gratuit des plis et colis, etc. De quoi appuyer là où ça fait mal pour toutes les entreprises qui répondent à des logiques de marchés tout en ne s'attirant pas les foudres des usagers.
Mais bon, on n'est loin d'en arriver là avec un gouvernement qui assume sans la moindre gène de mettre la priorité sur les capitaux plutôt que sur les hommes. Hélas.
