Happygay - Blog d'un homo manceau

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23nov.

It's the power of love

Travailler plusA en croire le gouvernement, il va encore falloir compter sur l'amour et l'eau fraiche pour vivre heureux. Bref, c'est la grande confusion au gouvernement entre pouvoir de l'amour et pouvoir d'achat.

Le 13e mois sans charges, c’est le père Noël, le contraire des mesures susceptibles d’encourager la production. La question du pouvoir d’achat appelle des réponses structurelles. On ne peut y répondre dans l’urgence
Hervé Mariton (Drôme).

De son côte le Premier Ministre rassure :

Nous avons le devoir de libérer nos enfants de la charge de notre inconséquence budgétaire

promettant que l’année 2008 sera celle de l’assouplissement du marché de l’emploi. Une vraie réforme structurelle, censée débarrasser les entreprises des rigidités qui les épuisent.

En clair, privilégions l'économie du pays (et donc les entreprises qui la consituent) à la qualité de vie de ceux qui font marcher les entreprises... Soyons encore plus productifs quand les Français sont déjà classés dans la main d'oeuvre la plus productive. Gagnerons-nous plus à travailler davantage ? A ce chapitre du conte de fées gouvernemental, on ne sait pas encore. En attendant, l'étau se ressere autour du Directeur Général de la République qui pourrait bien se retrouver acculé sur cette question et devoir faire face à des promesses intenables d'il y a seulement un semestre.

01nov.

Sacrée Nadine (Morano)

Ca aura peut-être échappé à certains d'entre-nous, mais notre cher Directeur Général de la République a eu une augmentation de salaire. Et pas des moindre, passant de 8400 euros à 19000 euros/mois, soit la bagatelle de 126% d'augmentation et plus d'un an de salaire de smicard en un seul mois. Chez les Sarkozy, les enfants auront droit à des cadeaux de Noël. Me voila rassuré.

Dans la même lignée, ce qui m'a fait poilé (ou presque), c'est la réaction de Nadine Morano, député UMP :

Quand on regarde le salaire que se font les joueurs de foot, ou même les présentateurs de télévision, au regard des responsabilités qui pèsent sur les épaules du Président de la République, il est normal qu'il gagne au moins autant que le Premier Ministre.

Rien que ça ! Il est vrai que la fonction a changé : nos deux compères sont désormais aussi des people et plus seulement des politiciens engagés (comment dit-on déjà ?.. Elu ???) dans une fonction par conviction. En même temps, c'est normal : les journalistes et les joueurs de foot, quand ils ont du talent, rapportent beaucoup à l'entité privée qui les embauche. C'est un retour des choses légitime (même si je trouve que les salaires sont franchement too much) pour lesquels les employeurs n'ont pas trop d'autres choix que de se plier si ils ne veulent pas voir leurs matières premières partir à la concurrence. Avec la politique, ben...

Alors, c'est décidé, demain j'envoie mon CV à l'Elysée et à Matignon. Ah ! On n'a qu'un seul Chef du Gouvernement et qu'un seul Premier Ministre en France ? Bon, et bien tant pis, je ne toucherai pas mon salaire en argent public et continuerait au contraire à céder une partie de l'argent privé que je gagne pour venir en aide à notre bon pays en faillite.

Voir à ce propos aussi le très bon billet de Mec.

16oct.

Outrage à Directeur Général

UNEFJe ne peux que relayer cette info tant la situation est cocasse ! Trois étudiants de l’Unef ont été interpellés alors qu’ils étaient en train de coller cette affiche. Interrogés, ils ont été relâchés dans la nuit et risquent d’être poursuivis pour outrage à la fonction de président de la République. Le procureur doit se prononcer sur la suite à donner à cette affaire. Le chef d’accusation d’outrage à la fonction de président de la République, qui date de 1881, n’a pas été utilisé depuis Georges Pompidou.

Notre Directeur Général de la République serait-il un peu tendu ? En attendant, les forces de l'ordre servent à nouveau le gouvernement quand il devrait, à mon sens, d'avantage se préoccuper des citoyens.

09oct.

La rupture est partout

C'est assez troublant comme parfois on est rattrapé par l'actualité. J'ai encore en souvenir le Directeur Général de la République qui indiquait il y a quelques semaines devant le MEDEF qu'il fallait alléger le droit de affaires en raison des risques pris par les dirigeants dans le cadre de leurs activités d'entrepreneurs. Et ces derniers jours, après la révélation par l'AMF de délit d'initié présumé de la part des dirigeants d'EADS, retournement de veste, le même Directeur Général de la République indiquant qu'il fallait faire toute la lumière sur cette affaire et qu'il fallait punir les contrevenants. On est tout de même très loin des dénominations de patrons voyous qu'on pouvait entendre au moment de la campagne pour la présidentielle. Ah ! Quand il s'agit de parler de la famille, et bien il y a aussi rupture... Dans le discours pour le moins. En attendant, ce sont encore les mêmes qui allons devoir payer pour ces abus. Le pire c'est que n'a n'émeut plus personne tellement c'est devenu banal.

12sept.

Petite phrase au passage

La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme

Nicolas Sarkozy Université du Medef à Jouy-en-Josas, jeudi 30 août

Et bien ! On n'a pas fini d'entendre la populasse parler de patrons voyous. Et après, certaines têtes bien faites continueront de clamer leur surprise face à de tels propos.

Pendant ce temps là Rachida Dati revêt sont costume de loyal petit soldat du Directeur Général de la République et convoque le vice-procureur de Cour d'appel de Nancy, déclarant au passage qu'elle est le chef des procureurs. Et la séparation des pouvoirs dans tout ça ? S'il est respecté, il me semble qu'on a tout de même affaire à une sorte de lobby à l'envers.

En réponse, le vice-procureur de Cour d'appel de Nancy répond à juste titre que Les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement pour justifier la non application de la loi sur les peines planchers.

Oufff ! On n'est pas encore à la veille de réformer notre sacro-saint "Liberté, Egalité, Fraternité". Ca rassure. Mais pour combien de temps ?

21juin

Un minimum de service, tout de même.

Le Directeur Général de la France est reparti de plus belle. Nouvel eldorado : le droit de grève qu'il souhaite, avec son gouvernement, contraindre encore un peu plus, en particulier avec le service minimum dans les services publics. Dans l'absolu pourquoi pas. Le but est d'occasionner le moins de gène aux usagers. Pour autant, les moyens employés pour y parvenir me semblent particulièrement incohérents. Sauf à en faire exprès.

D'un côté on a les employés du secteur public qui ont des revendications à faire entendre auprès de leurs employeurs. Pour cela, application du droit de grève avec débrayage et pour conséquence une gène massive des usagers, un peu moins celle des employeurs, sinon à devoir endosser le rôle du vilain petit canard (encore que les usagers s'en prennent plus facilement aux agents qu'à leurs directions).

Pourtant, des solutions existent, comme par exemple, pour les agents des services de transports, permettre la gratuité des transports (comme le fond les péagistes) ou en ne vérifiant pas les titres de transport à bord des trains. Pour la poste, procéder à l'acheminement gratuit des plis et colis, etc. De quoi appuyer là où ça fait mal pour toutes les entreprises qui répondent à des logiques de marchés tout en ne s'attirant pas les foudres des usagers.

Mais bon, on n'est loin d'en arriver là avec un gouvernement qui assume sans la moindre gène de mettre la priorité sur les capitaux plutôt que sur les hommes. Hélas.

07juin

Tous pour quelques uns et [???] pour tous.

Ca se précise concernant les dispositions relatives à l'immobilier. Ainsi donc, à l'achat, les heureux propriétaires pourront prochainement déduire de leurs impôts, 20% des intérêts avec un plafond de 1500 € pour un couple, 750 € (pile la moitié) pour les célibataires avec 100€ de plus par personnes à charge. Pour parler de chiffres compréhensibles, ce plafond correspond à 1500 x 5 = 7500 € d'intérêts. Sur une moyenne nationale de 4% d'intérêts sur les crédits immobiliers, on tend vers des prêts de 187.500 euros pour un couple. Et si on transpose sur une personne célibataire, on arrive à 750 x 5 = 3750 € d'intérêts, un prêt de 93.750 euros. En gros, donc, si on est en couple, avec une situation qui permet d'accéder à un prêt immobilier, on est plutôt à l'aise. En revanche, si on est célibataire, en plus des charges de la vie quotidienne qui sont supportées seul, on gagne moins avec ce système.

Ensuite, cette déduction d'impôt, ne porte que sur les 5 premières années de remboursement. Ceux qui ont contracté un crédit immobilier après 2002 sont donc potentiellement concernés. Pour les autres, après une lueur d'espoir, il n'y aura finalement point de salut. Le plus terrible dans cette affaire, c'est que les 5 dernières années, beaucoup ont pu profiter d'un crédit à taux zéro. Ainsi, donc, rien de nouveau. Ceux qui ont contracté avant 2002 l'ont donc dans le baba, et ceux qui ont contracté après ont de la chance, voire ne sont pas concernés par cette mesure, bénéficiant déjà de dispositions plus favorables. Ceci étant, ça risque de ne pas durer : le prêt à taux zéro risque de céder la place à cette nouvelle disposition fiscale. Le prêt à taux zéro étant décrié comme étant la cause de la flambée des prix de l'immobilier. On est donc loin de la promesse du Directeur Général de la République ces dernières jours au Havre :

Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours

Enfin, c'est une déduction d'impôt et non pas un crédit d'impôt. Il faudra donc être imposable pour bénéficier de cette mesure. Ainsi, si il y a un accident de parcours dans le parcours professionnel, exit le bénéfice de cette mesure là où on en aurait le plus besoin.

En conclusion, c'est ainsi une mesure qui confortera, une fois de plus, les ménages aisés, laissant les personnes en situation plus modeste sur le banc de touche. C'est également une mesure qui devrait coûter cher. On parle de 10 milliards d'euros, voire 12 milliards avec un effet de vases communiquants sur les finances de l'Etat. Vu comme c'est parti, on risque donc de connaître une hausse de la CSG et/ou de la TVA. Un bénéfice pour une poignée de vernis, une charge supplémentaire pour tous, y compris ceux qui sont déjà en position de difficulté.

Pour conclure en un mot : scandaleux !

02juin

Génétique élyséenne

Rue89 nous en apprend encore une bonne concernant l'équipe qui entoure le nouveau Directeur Général de la République. Le dernier en date est Arnold Munnich, généticien à l'Insern en charge de l'unité "Handicaps génétiques de l'enfant". Ce scientifique n'est pas inconnu du nouveau DGR, ayant déjà été cité par ce dernier au micro d'RTL (le professeur Arnold Munnich, qui est le plus grand pédiatre français, est venu dans un meeting l'autre jour pour dire "bah bien sur, on cherche quelle est la part de l'inné, quelle est la part de l'acquis") ou sur France 3 (Vous savez, il y a toujours des gens qui refusent le débat, un homme comme Arnold Munnich, qui est l'un des plus grands savants français, m'a donné raison), Et là, forcément, ça rappelle des faits déjà cités.

Le plus étonnant dans tout ça, c'est d'entendre ce même scientifique dire ce qui suit et en même d'accepter de conseiller celui qui tient les plus hautes fonctions de l'Etat :

L'interprétation que je fais ... de l'excitation hystérique à propos de la déclaration de Nicolas Sarkozy c'est la hantise de certains qu'il soit fait par certains candidats un usage pervers de la génétique. Voilà ce que j'entends moi.

Ca me laisse à penser que ce brillant scientifique aurait sûrement mieux à faire dans un labo à l'Insern que dans un bureau à l'Elysée.

Le reportage dans son entier :

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