Happygay - Blog d'un homo manceau

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15mar.

Jean, Nicolas et Carla : le film

Jetez un œil sur le site de Marianne.

Jean Nicolas et Carla

24fév.

"Alors casse toi pauvre con"

Sans commentaire...

EDIT : Finalement, devant la censure par DailyMotion à la demande du Parision, voici ladite vidéo de LeParisien.fr qui fait son retour directement depuis mon hébergeur, droit de citation oblige.

14fév.

Une clé de 11 K pour que les élèves n'oublient plus

Ce sont pas moins de 11.000 prénoms qui devraient être confiés à nos chères têtes blondes, si on en croit la proposition de notre cher Directeur Général de la République lors du du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Des prénoms ? Oui, mais pas n'importe lesquels. Il s'agit d'enfants victimes de la Shoah. Et c'est là que j'ai du mal à comprendre l'idée et plus encore la finalité du truc.

Bien entendu, il ne faut pas oublier la Shoah. Pour autant, est-ce que donner à connaitre (et savoir) le patronyme d'un enfant juif mort a une valeur éducative et pédagogique ? J'en doute ! Il me semble que le plus important est d'expliquer pour comprendre (afin de ne pas reproduire) et ne pas oublier les horreurs de la folie humaine.

C'est aussi ne pas oublier que cette proposition pourrait à nouveau être un une farce pour diriger les médias sur un sujet très polémique, histoire de faire oublier les revendications des taxis ou encore des médias publics en grève hier.

N'en reste pas moins que je ne comprends pas pourquoi le Directeur Général perd son temps avec ces sujets à caractère non prioritaire plutôt que de se focaliser sur les urgences du Pays. A moins que ce soit de battre le record d'impopularité d'un président français en exercice.

06fév.

Evolution conservative ?

Eglise AssembléeÉvolution de la République ou conservatisme religieux ? On vous écoute ici : http://www.appel-laique.org/.

Merci Zep.

13janv.

On se retrouve juste après la pub

A moins d'être parti en hibernation, il n'aura manqué à personne que le Directeur Général de la République souhaite mettre un terme à la présence de publicités sur les chaines de France Télévision. L'objectif officiellement est de faire des chaines de France Télévision des supports pour des émissions chiantes de qualité, laissant aux chaines privées le soin de s'occuper du reste. Il ne lui aura pas fallu longtemps pour s'attirer la ire des collaborateurs, inquiets à juste titre, pour le sort des chaines et, par extension, de leur propre sort.

Officieusement, il se pourrait que les objectifs soit différents et bien loin de la promesse de toujours dire la vérité, si chère au Chef d'État. Ce qui risque de se passer, et la bourse la confirmé l'après-midi même de l'annonce, c'est que les annonceurs se rabattent majoritairement sur les deux chaines hertzienne, M6 et plus encore, éventuellement les nouvelles chaines de la TNT. Avec à la clé la stimulation de la dynamique de l'offre et de la demande et une explosion des prix de vente. De quoi faire le bonheur du parrain du petit Louis Sarkozy, Martin Bouygues. Que les annonceurs se plaignent et le CSA pourrait revoir sa copie et autoriser plus de publicités. Et ce n'est certainement pas Michel Boyon, ancien directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, qui viendrait à refuser l'accès à ce type de requête. Et si la mayonnaise prend, on peut s'attendre d'ici quelques années à avoir des chaines privées avec des moyens assez fort pour élaborer des audiences fortes au détriment du service public. Et au final une question qui brulera les lèvres des contribuables : à quoi sert la redevance pour des programmes que personnes ne regardent. L'opinion aura alors légitimé la privatisation du groupe France Télévision. Pourquoi pas, me direz-vous ? Sauf que ce serait un coup sérieux porté au paysage audiovisuel français, France Télévision étant, quoi qu'on en dise, garante par sa position d'indépendance financière - au moins partielle - de la capacité de proposer une télévision qui ne caresse pas nécessairement dans le sens du poil le téléspectateur pour générer du profit. En la matière, la fin ne justifie pas les moyens. Les chaines privées sont contraintes de suivre sinon à être des télé poubelles comme on peut en trouver aux Etats-Unis.

Officieusement toujours, il se pourrait que l'objectif soit tout autre. On peut très bien imaginer que les promesses de prise en charge intégrale par l'État du manque à gagner si la publicité venait à disparaitre des chaines publiques ne soient tenue qu'à court terme. Quid d'un groupe de télévision qui ne doit sa survie qu'au financement de l'État ? Que penser d'une indexation des subventions en fonction de la propension de la chaine à courber l'échine devant les désidératas du gouvernement ? Cette question n'a certainement jamais été évoquée, les Chefs d'État qui se sont succédé à L'Élysée depuis l'existence de France Télévision n'ont jamais été autant médiatisés que depuis mai dernier. Mieux, les médias n'ont jamais été aussi habillement téléguidés depuis que l'ancien Ministre de l'Intérieur briguait la présidence de la France. Au passage, n'oublions pas que ce sera le même Michel Boyon qui nommera les prochains présidents de France Télévision au titre de son mandat de président du CSA. On a bien un proche de Nicolas Sarkozy, Laurent Solly, qui a été nommé à un poste clé chez TF1, alors à France Télévision, ce serait encore plus simple, la voie règlementaire le permettant. Et si ça la mayonnaise ne fonctionne pas, on pourra alors revenir à la première solution que j'évoquais au paragraphe précédent : moins de moyen, moins de qualité et de légitimité à faire vivre le groupe avec de l'argent public et autant de bonnes raisons de tenter la privatisation du groupe.

Ah ! Bien sûr, on dira que je vois le mal partout et que mon point de vue est orienté. Penser diamétralement le contraire serait faire également preuve de partie pris. On ne peut de toutes les façons ne pas rester sans question quant à cette manœuvre qui n'a pas lieu d'être en l'état actuel des choses et qui risquerait d'ébranler la liberté et l'intégrité de l'audiovisuel en France.

04janv.

Emplois fictifs

EndiveEt c'est reparti ! Notre cher Directeur Général de la République, sans doute par peur d'être mal mené quant à la cohérence entre les promesses électorales et leurs réalisations, donne un coup d'accélérateur à la baisse du nombre de demandeurs d'emplois. Et pour faire descendre ce chiffre, il y n'a pas trente-six mille façons de procéder : soit on relance la machine économique soit on met les inscrits à l'ANPE sur le trottoir. Et il semblerait que ce soit la deuxième solution qui soit retenue, intiment les chômeurs à ne pas refuser plus de deux offres acceptables au risque de se voir radier des registres des demandeurs d'emploi sinon. Ainsi, diplômé des beaux-arts et sans moyen de locomotion personnel, il faudra accepter d'aller trier des endives à 30 km de son lieu d'habitation par exemple et recevoir une rémunération qui est sans aucune mesure en accord avec ses compétences au risque de se retrouver sans ressource. Après tout, une offre de tri d'endives à un diplômé des beaux-arts est acceptable, tout est question de subjectivité dans le domaine. Bref, les demandeurs d'emploi vont devoir accepter de se faire mettre profond contre rémunération. Faire la pute en somme.

Au delà de la méthode, ce qui m'inquiète le plus, c'est le risque encouru par les salariés qui sont appelés, par ce type de mesure, à se retrouver sur un marché du travail qui, si il n'a plus de pénurie de main d'œuvre, pourrait tirer les salaires vers le bas (la loi de l'offre et de la demande est mécanique) d'un côté, et voir la part des secteurs de pointe continuer à augmenter les rémunérations (une fois l'économie artificiellement relancée), laissant encore pour compte la classe moyenne. A plus long terme, c'est même l'économie qui risque de s'en ressentir si la relance du marché du travail ne s'accompagne pas d'une relance du pouvoir d'achat et donc de la croissance.

D'un point de vu personnel, en plus de ce qui me semble être une bourde monumentale, ce processus qui consisterait à mettre à mal les conditions des citoyens pour faire aboutir des promesses électorales par pur orgueil me semble particulièrement déplacé.

03janv.

La phrase piquante du jour

Carla Bruni Rolex

On a juste pris une belle femme à qui on a mis des cheveux longs et un imperméable très serré. Elle n’est pas encore un personnage à part entière, elle ne reste qu’un accessoire de Sarkozy, comme sa Rolex.

Yves le Rolland, producteur artistique des Guignols à propos de la poupée de Carla Bruni dans 20 Minutes.

Y a pas à dire, il y a encore de la liberté de ton chez Canal.

02déc.

RTT, danger...

Consommer, c'est existerIl n'aura manqué à personne que le Directeur Général de la République est intervenu cette semaine, à la veille de la volonté de boycotte de sa personne dans les médias, pour donner des mesures pour relancer le pouvoir d'achat. Les idées sont simples, pour ne pas dire simplistes. Prenons les deux mesures phares.

Première mesure : racheter les RTT. Pour rappel, les Réductions du Temps de Travail profitent principalement à des cadres, donc des salariés disposant de rémunérations supérieures. Ainsi, ces salariés qui disposent déjà d'un pouvoir d'achat confortable auront accès à un pouvoir d'achat qui le sera encore plus. Mécaniquement, on peut s'attendre à ce que les prix pratiqués à terme par les commerces augmentent, ce qui semble logique dans un marché économiquement sous tension. Les plus précaires le resteront autant puis le deviendront encore plus.

Deuxième mesure : négocier avec son employeur pour travailler plus. Pour cela, il est proposé d'exonérer l'employeur des charges patronales pour les heures supplémentaires effectuées. Sur le papier, ça peut sembler séduisant, mais dans le concret il y a deux éléments à redouter. La première c'est que l'employeur refuse d'accorder l'accès à des heures supplémentaires, simplement parce que la production l'impose : les stocks coutent cher, par exemple, mais aussi parce que les heures supplémentaires sont rémunérées à un taux supérieur . La seconde c'est que les employeurs qui ont besoin de main d'oeuvre ne fasse pas appel à l'embauche, mais à des heures supplémentaires pour palier à des pointes d'activité. Et là, encore une fois, le risque de créer de nouvelles distensions sont à craindre : ce sont les contrats précaires (CDD et Intérimaires) qui seront frappés de plein fouet. Notons au passage que dans tous les cas ce sera à l'avantage des propriétaires qui pourront dégager des profits supplémentaires en rognant sur les marges.

Bref, je suis perplexe quant au bien fondé de ces mesures, à même de creuser davantage d'injustice sous les bannières Liberté, Egalité, Fraternité.

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