Je poste assez peu en ce moment, ne souhaitant pas ajouter du bruit au vacarme politico-médiatique autour de la course à l'Elysée (qui ressemble de plus en plus à une course à l'échalotte au fil des semaines). Mais là, ça dépasse le suportable.

Le Führer Nicolas n'a donc pas fini de me foutre la gerbe. Après un programme que je trouve plus que limite à tous points de vue, un comportement passé et une attitude présente qui me révulsent, voilà qu'il nous sort du chapeau le ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Un ministère qui me laisse une impression de ministère des torchons et des serviettes qui ferait un curieux et dangeureux mélange des genres entre la notion de diversité et de République. Dangeureux parce que ce détonnant mélange laisserait entendre que la diversité éthnique, nationale (et religieuse en sous-entendu) serait une menace à ce qui fait la richesse de notre beau pays : sa culture. Faut-il encore faire la démonstration que le métissage des genres, des idées, des vécus est une chance et non pas une menace pour la richesse d'un pays ?

Je trouve également la drague faite par ce biais aux électeurs d'extrème droite est une démarche maladroite, particulièrement intéressée, et d'une redoutable hypocrisie : attirer une frange de citoyens en flattant leurs plus bas instincts ne me semble pas digne d'un candidat postulant aux plus hautes fonctions du pays des Droits de l'Homme.

Faudra-t-il que le candidat UMP multiplie les coups d'éclat comme celui-ci pour que les citoyens chaperons rouges saisissent que sous la cape de mère-grand ce cache le grand méchant loup ?