10août 2009
Nouvelle inattendue
21:02 - Par MaxLeMans - Actualitage - 14 commentaires
Je n'ai pas pour habitude de m'épancher sur mon blog quand ça ne va pas très bien. Au mieux, mon blog a été et est toujours un défouloir où j'évacue, je décompresse. Et ce soir, il n'y a pas beaucoup de raison que ça change. Sauf que c'est d'un coup plus personnel, plus intime.
Je suis rentré ce soir et, comme chaque soir quand je rentre du boulot, de salue mon mec que je n'ai qu'aperçu le matin, la tête sur l'oreiller avant de filer prendre mon train. Une routine bien installée et je lui demande s'il va bien. La réponse est inattendue. "Moyen". Et inattendu est un vain mot, exceptionnel serait plus approprié, c'est toujours une adaptation de "ça va" : "ça va bien", "oui, ça va", "hum hum, ça va".
Inquiet, je demande ce qui ne va pas et la réponse est sans appel. "Je crois que je ne t'aime plus". Un peu comme dans la chanson de Cali, sauf que ce soir, si j'ai bien des trucs qui me sont passés par la tête, ce n'est surement pas ça. On a parlé, bien sur, afin de tenter de comprendre. Tenter seulement, je crois bien que j'ai été emparé par une phase de déni immédiat. Un peu comme un bouclier protecteur. Mais ce n'est qu'une phase j'en ai bien conscience. Viendra surement la phase de la colère. Après tout, ce sont bientôt cinq ans de relation qu'il va peut-être devoir falloir enterrer, il n'y a pas de raison que j'échappe au mécanisme du deuil.
En attendant, je suis quand même bien perplexe. Étonné par cette annonce sans signe avant-coureur (ou alors c'est le déni qui me garde aveugle). Sur les deux derniers mois, il a été tout de même question de projets : que je change de boulot, que nous partions d'un commun accord nous installer en Bretagne, ouvrir des chambres d'hôte ou pourquoi pas un gîte, fonder une famille en accueillant un nouveau-né. Plus matériellement, j'attends les vacances avec impatience afin qu'on change d'air à nouveau au moins pour une semaine après un premier week-end il y a quelques jours en Bretagne. Bref, je n'ai rien vu venir, pas de signe avant-coureur.
Oh ! bien sûr, comme dans beaucoup de couples, tous peut-être, il y a des hauts et des bas. Et quelques creux de vagues en fin d'année dernière, qui ne sont - du moins je le croyais jusqu'à ce soir - que des épisodes à mettre au chapitre de notre histoire après quelques années passées ensemble. Et puis le retour du beau temps.
Ce soir, il a fait son sac, attend avec impatience qu'un couple de nos amis vienne le chercher direction Tours pour pouvoir s'évader et faire le point. J'entends d'ailleurs leur voiture qui arrive en bas au moment ou je rédige ces lignes.
Un point qui sera décisif, j'en suis certain.
...
Voilà, je viens de saluer un des composants du couple qui est venu le chercher, seul finalement. Seul, comme moi ce soir.

14 commentaires
Bonsoir Monsieur
S'il vous a quitté, c'est qu'il doit avoir une ou des raison(s); ça devait déjà "couver" en lui depuis un certain temps. Quelque chose a dû se passer tout dernièrement qui a fait déborder le vase. Mais je pense que de toutes façons, c'est trop tard pour se poser des questions; ça ne sert à rien ni ça ne sert personne, vous en l'occurrence, de "se prendre la tête" comme ils disent. Dorénavant, vous êtes dans une période de tristesse, je vous comprends bien. Surtout ne faites pas de bêtises; laissez tout ça décanter lentement. Vous l'avez sans doute lu dans la presse il y a quelques mois: il y a eu un véritable drame de la rupture près de chez moi (Gourin-56) , à Chateauneuf-du-Faou (29): deux homos s'aimaient au grand jour et s'apprêtaient à se pacser. Ils avaient fait bâtir une belle maison neuve. Les voilà partis en weekend chez un couple ami hétéro non loin de là. Un matin, au lever, une petite dispute "éclate" entre les 2 amoureux, l'un annonçant à l'autre qu'il allait finalement le quitter. Devenu fou de chagrin, l'autre saisit un couteau de cuisine et poignarde son amant de + de 20 coups de couteau!!!!! La maîtresse de maison n'a rien pu faire... L'assassin monte aussitôt ds sa voiture et rentre chez eux à Chateauneuf... Lorsque les flics arrivent à la maison neuve, c'est trop tard: l'assassin s'était déjà pendu à un arbre au fond de leur jardin. Ceci est une histoire VRAIE. Tenez bon, monsieur, et bon courage à vous pour l'avenir. GK
De tout coeur avec toi ti'Max....
Ça me rappelle de trop mauvais souvenirs, qui me poursuivent encore un peu d'ailleurs...
Je sais à quel point ca peut être dur !
Gros bisous...
Sais pas trop quoi dire... C'est tellement personnel !
Ne te laisse pas abattre par ça. C'est un coup dur, très dur, personne (de sérieux) ne te dira jamais le contraire. J'ai conscience que ce que je t'écris plus bas peut sembler dur mais c'est fondé sur l'expérience et c'est malheureusement toujours vérifié. Si tu veux en discuter avec moi par e-mail (puis MSN, etc.), j'y suis tout disposé. Fais l'effort de me lire en entier, s'il te plaît.
On ne quitte pas une relation comme ça du jour au lendemain. Ne va pas te faire souffrir à chercher le fin mot de l'histoire, ses aspects les plus concrets (en réalité, les plus sordides). Sois digne pour deux dans cette épreuve.
Il veut partir ? Laisse le partir. Il en aura des regrets ? C'est pas à toi de gérer ses regrets par rapport à ses éventuelles conneries, ses éventuels choix impulsifs (on a le droit d'être impulsif quand on est gamin, pas pour dire "je veux rompre"). Plus tu lui montreras ta douleur de sa décision, plus il voudra y voir de façon opportuniste un aveu de faiblesse de ta part et plus il aura envie de ne pas perdre la face, partir. Sois plutôt froid, genre: "Tu as décidé de partir ? J'espère que tu as bien pesé le pour et le contre de ta décision". Mais tu n'en penses pas moins. Révèle toi le moins possible, il fera feu de tout bois de tout ce que tu vas dire, exprimer, etc. dans le sens le plus opportuniste et abject qui soit.
Respecte son "choix": Ne lui parle pas de votre couple, ne lui parle pas de lui. Laisse le seul juge de ses actes et tiens lui un discours sans affectif: "Tu me connais suffissament pour savoir ce que j'en pense". Ne lui exprime pas une franche colère (il n'a pas été très franc avec toi: il ne t'a parlé de difficultés avec toi qu'en extrême limite, au niveau de la rupture), il s'en servirait opportunément pour te dire: "C'est justement à cause de tels comportements que je te quitte.". Tu ne te serais pas mis en colère, il ne te l'aurait pas dit. Tu lui donnerais les arguments pour justifier son départ.
Dans le même ordre d'idées, ne le contacte pas (par e-mail, téléphone, etc.) Il t'appelle, tu réponds mais n'exprime aucune hargne, aucune rancune, aucun regret, un dialogue d'une banalité affligeante: "Ta nouvelle installation se passe bien ?" et respect rigoureux de la politesse: "Tu vas bien ? C'est bien".
En cas de rencontre, aussi colère que tu sois, aussi enragé que tu sois, et ça se comprend, c'est normal, avale ton chapeau, laisse le parler (il doit avoir très peu d'arguments, ne va pas lui en servir encore plus sur un plateau !!!), écoute les mots chocs qu'il emploie et retiens les. Une fois qu'il aura parlé et qu'il te laissera la parole, donne lui ton point de vue. Refuse à tout moment que le ton monte (le ton qui monte, c'est pour faire peur à l'autre, entraîner l'énervement, casser la communication et surtout, combler le manque d'arguments).
Le comportement que je te suggère est ingrat: sur le moment, c'est très douloureux et peu payant. Mais je te garantis que ça va le ronger. Ronger de ne pas savoir ce que tu penses de son départ, ronger que tu ne lui aies pas montré plus de douleur, rongé que tu ne sois pas plus dépendant de lui. Il sera obligé de revenir vers toi pour te présenter des excuses et savoir ton opinion sur ta rupture. Mais il va souffrir pour y arriver, il devra perdre la face et admettre sa connerie. Ce n'est pas ton problème, il ne s'est pas soucié de la souffrance qu'il t'a infligé en annonçant cette rupture.
Je n'invente rien, c'est quelque chose que j'ai découvert en lisant "Le Petit Prince" de Saint Exupéry après une pénible rupture (je suis homo, moi aussi). Si mon mec avait accepté de le lire en adulte (ou mes mecs précédents, d'ailleurs...), je serais toujours avec eux. En lisant le bouquin, j'en ai pleuré (j'avais 35 ans). A lire en adulte, pour le message de sagesse et pas en bouquin pour enfants (On s'en fout que le Petit Prince dise "Dessine moi un mouton" ou une chèvre et que la rose parle comme dans les contes pour enfants, c'est le message philosophique sous-tendu qui compte. Les opportunistes préfèrent n'y voir qu'un truc de bébés).
http://wikilivres.info/wiki/Le_Peti...
C'est aussi la lecture de Jacques Salomé et de son blog qui m'a aidé. (Il faut en lire plusieurs articles pour que son discours aient un sens).
http://admin.blogs.psychologies.com...
Ne pointe pas ton mec du doigt (Jacques Salomé dit de ne pas parler sur l'autre en cas de conflit d'idées). Pourquoi ne faut-il pas pointer quelqu'un du doigt pour en dire du mal ? Parce qu'il te reste les trois autres doigts de ta main qui te désignent.
Amicalement.
Bon courage pour la période qui vient et qui est (souvent) difficile.
Essayez d'avoir une discutions calme et réfléchie parfois ça peut aider.
Merci à vous quatre pour votre soutien.
Roald, je crois toutefois que je ne vais pas suivre tes conseils. Je n'aime pas faire de mal aux gens. Je n'en suis pas moins fort de caractère. Je pense qu'il y a d'autres façons de faire.
En attendant, je suis quand même bien perplexe. Étonné par cette annonce sans signe avant-coureur (ou alors c'est le déni qui me garde aveugle). Sur les deux derniers mois, il a été tout de même question de projets : que je change de boulot, que nous partions d'un commun accord nous installer en Bretagne, ouvrir des chambres d'hôte ou pourquoi pas un gîte, fonder une famille en accueillant un nouveau-né. Plus matériellement, j'attends les vacances avec impatience afin qu'on change d'air à nouveau au moins pour une semaine après un premier week-end il y a quelques jours en Bretagne. Bref, je n'ai rien vu venir, pas de signe avant-coureur.
................................................................................................
Cher Max, excusez-moi d'intervenir encore une fois (ce sera la dernière) dans votre vie de couple. J'ai fait ce copier-coller, car je pense que se trouvent là les raisons pour lesquelles "il" s'en est allé voir ailleurs. Il a eu peur, sans doute, de vos projets, préférant une vie plus calme, plus citadine, plus "routinière", à vos grands projets de "faire autre chose", de tourner une page du livre de votre vie. Je crois aussi (mais ne vous fâchez pas!!!) que vous n'avez rien vu venir; ne dit-on pas que l'amour rend aveugle? C'est ce que vous appelez le déni. Pleurez toutes les larmes de votre corps et, pourquoi pas, de votre coeur. Vous savez bien qu'avec le temps (qui passe...), la douleur s'estompe un peu. Vous avez eu 5 bonnes années, d'amour et de joies diverses, d'amitiés, et que sais-je encore?... ça, c'est ineffaçable, quoi que vous fassiez (je sais de quoi je parle... même si je suis pacsé depuis 4 ans). Max, laissez parler votre coeur, et si vous retrouvez un amour, eh bien, saisissez-le à bras-le-corps. Soyez assuré que vos amis sincères au Mans vous seront d'une aide immense dans la période actuelle. Bonne Chance, Max. GK
Grégoire, l'idée d'ouvrir un gite ou des chambres d'hôtes n'est pas un de mes projets, mais une envie de mon conjoint à laquelle je me suis rallié avec plaisir. Le changement de boulot est pour réaliser ce projet et également me libérer de temps de trajets contraignants (Le Mans - Paris / Paris - Le Mans tous les jours. Et c'est mon conjoint qui a encore parlé spontanément de parentalité pas plus tard que la semaine dernière. Quand je parle de n'avoir rien vu venir, c'est vraiment rien. Un virage à 180°...
Salut Max ! Tout d'abord te dire que je suis plus que navré d'apprendre cette nouvelle. Et suis aussi triste, car même si nous n'avons pas eu tant d'occasions de nous connaître, l'entité que vous formez tous les deux est pour moi attachante et lumineuse. Et j'ai de la peine à l'idée qu'elle puisse ne plus exister. Quoiqu'il arrive dans les jours ou les semaines à venir, je te souhaite du courage. Je souhaite aussi qu'aucun mot, ni aucun geste ne vienne gâcher les souvenirs heureux de vos 5 années.
Quant aux réactions ici même, je suis étonné du parti pris de certains intervenants. A moins de vous connaître tous les deux, et même s'ils veulent te témoigner leur sympathie, je ne trouve pas correct qu'on puisse juger ton homme de cette façon. Je n'y vois que la résurgence de certaines rancœurs à l'égard d'ex-compagnons. C'est tout de même une image bien simpliste de vouloir faire de celui qui part toujours le méchant. Certes c'est celui qui prend la décision et de même le risque de faire souffrir l'autre ; mais cette décision est rarement prise sans souffrance.
Max je suis de tout coeur avec toi.
Laurent (l'ami d'Olivier)
Merci Laurent. Tes mots me réconfortent. J'ai beau faire le gaillard et me persuader que ça va aller pour sauver les apparences, je suis mort de trouille au fond de moi.
Les commentaires ne seraient pas un peu trop pessimistes? Je ne voudrais pas faire dans le faux espoir, mais dans un couple, l'amour du début peut parfois se transformer en une affection de l'habitude qui, si elle n'est pas aussi explosive que les émois du début, n'en ai pas moins belle, rassurante et à long terme, non? Peut être ton conjoint est il en train de vivre ce passage, et prend un peu peur. Ca ne veut pas dire qu'il veut tout abandonner, non?
La vraie question demeure: que veux tu, toi? Si point il doit y avoir, il doit se dérouler dans les deux sens!
@Baptiste : je te rejoins dans ton commentaire pour ce qui est de la transformation de l'amour tout feu tout flamme en une affection au quotidien moins ardente, agrémentée des petits plaisirs de la vie, accompagnée par un projet de vie à partager à deux. Tu prêches auprès d'un convaincu ! Toutefois ça ne semble plus être assez pour mon chéri qui regarde avec envie la verdure du pré d'à côté et regrette que l'herbe actuelle ne soit plus la même que jadis. Je crois pourtant que c'est le cours normal de la vie, de mon point de vue. Mes idées sont claires, celles de mon conjoint ne le sont plus. Un point a eu lieu depuis, après qu'il soit revenu samedi soir et que nous ayons laissé un peu de temps pour laisser la tension s'estomper. La réflexion suit son cours, il repart en fin de semaine continuer à méditer. En attendant, la séparation des corps est de mise jusqu'à nouvel ordre, le temps d'y voir plus clair. Vivement que sa décision soit prise, que je sache à quoi m'en tenir, pleurer longuement un bon coup s'il le faut.
Max, je suis d'autant plus satisfait de ta réponse que je traverse actuellement une sorte de crise comme celle que semble vivre ton compagnon. L'herbe d'a coté est remplie de promesses, mais celle de mon pré carré demeure douce et sûre, pleine de petits plaisirs. Alors, entre peur de l'engagement et des certitudes face à l'attrait de l'inconnu et de l'aventure, je louvoie en essayant de choisir un cap. Quelque part, même si ta situation actuelle ne peut réjouir personne, je suis content de voir que mes pensées actuelles sont "normales".
Bises et courage!
@Baptiste > Pour être complètement rassuré, je te conseille la lecture suivante :
http://www.linternaute.com/femmes/psychologie/0503passion/2interview.shtml
Décidemment, cet été aura eu "Rupture" pour thème!
Moi même avais été giflé par un soudain "Il se pourrait que je t'ai aimé, mais je ne t'aime plus et ne peux t'aimer". Il me dit ça 3 jours après avoir rencontré quelqu'un et tombé follement amoureux de lui. *soupir*
Courage! (Et joli blog!)